Pour un système classique, on définit un microétat par la donnée de ses variables canoniques à un instant quelconque:
Prenons l'exemple d'un oscillateur harmonique à une dimension, dont l'hamiltonien s'écrit:
Nous faisons l'hypothèse que ce système est isolé: son énergie est fixée, mais connue à
près . Ainsi, les microétats accessibles au système sont tous les couples
vérifiant (2.16). Cette dernière relation s'écrit encore:
La remarque précédente conduit naturellement à définir la notion de cellule élémentaire de l'espace des phases: il s'agit d'une cellule de dimensions
telle que deux points de l'espace des phases appartenant à cette cellule se rapportent au même microétat. En d'autres termes, on définit un microétat d'un système classique comme une cellule élémentaire de l'espace des phases. Reste à préciser que la surface de cette cellule élémentaire est égale à
afin que les calculs quantiques et classiques soient strictement équivalents.
En effet, reprenons l'exemple de la particule de gaz confinée dans une boîte de volume
. Nous calculons
et
par l'approche classique: le volume accessible dans l'espace des phases est:
Remarque: Si l'on utilise, dans la description classique, les variables canoniques du formalisme hamiltonien au lieu des variables du formalisme lagrangien, c'est à cause du théorème de Liouville2.4 qui assure la conservation de l'élément de volume de l'espace des phases au cours du temps.