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Pour aboutir à l'expression de la densité d'état, il nous faut effectuer le traitement quantique d'une particule piégée à l'intérieur d'une boîte. Deux méthodes sont généralement employées: la méthode des conditions aux limites strictes et la méthode des conditions aux limites périodiques.
a) Conditions aux limites strictes
- -
- A une dimension: il nous faut résoudre l'équation de Schrödinger
[4]stationnaire
. Ses solutions sont de la forme
[4]
où
. Notre particule étant confinée dans un puits de potentiel unidimensionnel de largeur
, de profondeur infinie, la méthode des conditions aux limites strictes impose que
. Il est alors facile d'obtenir l'expression des états propres et des énergies propres:
où
est un entier naturel non-nul défini par
.
- -
- A trois dimensions: la généralisation est immédiate; en effet, la particule étant libre dans la boîte, son hamiltonien est à variables séparables: l'énergie totale à trois dimensions est la somme des énergies à une dimension de même que l'état propre correspondant à trois dimensions est le produit des états propres à une dimension. En somme, nous obtenons:
avec
et
. On remarquera en outre que l'énergie totale de la particule s'écrit:
 |
(2.10) |
- -
- Calcul de
:
Figure 2.1:
Microétats accessibles dans l'espace des vecteurs d'onde.
|
On se place dans l'espace des vecteurs d'onde: les microétats accessibles au système sont représentés par les sommets des parallélépipèdes élémentaires de côtés
et
à la figure 2.1, page
. Or d'après (
), nous avons:
ce qui laisse penser que les microétats accessibles au système sont compris, dans l'espace des vecteurs d'onde, dans la sphère de centre l'origine et de rayon
. Néanmoins, il faut garder à l'esprit que
,
et
sont des entiers naturels non-nuls, donc
,
et
sont strictement positifs. Ainsi, les microétats accessibles ne sont contenus que dans le huitième de cette sphère. Enfin, le volume d'un parallélépipède élémentaire étant égal à
, nous déduisons l'expression de
(quotient du volume accessible dans l'espace des
par le volume d'un parallélépipède élémentaire de cet espace):

, soit:
 |
(2.11) |
- -
- Calcul de
: Il ne reste plus qu'à dériver l'équation précédente:
 |
(2.12) |
Remarque: Nous avons négligé les effets de bord dans le calcul de
- prise en compte de
,
et
nuls - ce qui est licite dans la mesure où le rayon de la sphère accessible dans l'espace des
est très grand devant le côté d'un parallélépipède élémentaire.
b) Conditions aux limites périodiques
Par rapport au traitement quantique précédent, la seule différence est qu'on impose l'égalité entre
et
sans pour autant imposer que ces deux termes soient nuls: c'est la condition de Born - Van Karman. La résolution de l'équation de Schrödinger stationnaire donne désormais pour solutions les ondes planes
avec cette fois-ci
,
entier relatif et non plus entier naturel non-nul. A une dimension, l'énergie de la particule s'écrit toujours:
A trois dimensions, la généralisation est encore immédiate:
avec
. Là encore, on remarque que l'énergie de la particule est donnée par (
), et que
. Comme les
sont des entiers relatifs quelconques, les microétats accessibles au système sont cette fois-ci contenus dans toute la sphère de centre l'origine et de rayon
et non plus seulement dans son huitième comme précédemment. Cependant, ce facteur est compensé par le fait que le volume d'un parallélépipède élémentaire est désormais de
. On retrouve donc comme prévu les mêmes expressions pour
et
que dans le cas des conditions aux limites strictes.
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Clément Baruteau
2003-04-30