L'hamiltonien d'une particule est à variables séparables, on peut donc dissocier les différents degrés de liberté:
Nous allons étudier ici les degrés de liberté internes.
La fonction de partition électronique d'une particule s'écrit:
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Commençons par comparer les deux premiers termes de la somme précédente.
est le degré de dégénérescence du ième niveau excité électronique, il s'agit donc d'un entier naturel typiquement de l'ordre de l'unité. Pour déterminer quel est l'apport du premier niveau excité, il nous faut comparer
à
. Pour cela, on introduit la température électronique, égale à:
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(5.2) |
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(5.3) |
Comme
est une constante, elle n'interviendra pas dans le calcul des propriétés thermodynamiques du système: on dit qu'il y a gel des degrés de liberté électroniques. En revanche, cette approximation n'est plus valable si l'on prend en compte la structure fine ou même hyperfine des molécules (exemple du chlore atomique gazeux), la température électronique pouvant être du même ordre de grandeur que la température d'expérimentation.
Comme précédemment, on doit comparer les valeurs de
et de
ou, ce qui revient au même, comparer
à la température nucléaire
5.1. La transition énergétique entre le niveau fondamental nucléaire et son premier état excité est typiquement de l'ordre du
et même la prise en compte d'une éventuelle struture fine nucléaire ne permet pas de rapprocher cette valeur de celle de
dans les conditions de l'expérience. D'où le gel des degrés de liberté nucléaires:
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(5.4) |