Soit un système isolé de l'extérieur par une paroi isolante et soit
et
deux sous-systèmes de
- voir figure ci-contre -. Les deux sous-systèmes étant initialement à l'équilibre, nous rendons la paroi les séparant diatherme: nous cherchons ainsi à déterminer quand l'équilibre thermique entre
et
est de nouveau atteint. Les échanges thermiques entre les deux sous-systèmes implique d'une part la présence d'un faible terme de couplage dans l'hamiltonien du système total isolé:
, d'autre part le fait que
et
sont des variables internes alors que
est un paramètre extérieur, connu à
près. On rappelle à ce propos l'inégalité suivante:
Deux calculs sont succeptibles de nous intéresser:
![]() |
(3.8) |
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() ![]() |
Remarque: On a vu au chapitre précédent que
. Donc
et finalement:
Définition: On définit la température microcanonique d'un système isolé à l'équilibre par:
![]() |
(3.11) |
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
||
![]() |
![]() |
![]() |
(3.12) |
![]() |
(3.13) |
Nous allons maintenant établir la loi d'évolution de en fonction de
. Pour cela, on développe la quantité
au voisinage de
:
Remarque: justifions que
correspond à un maximum - et non à un minimum - de
. Pour ce faire, déterminons le signe de la dérivée seconde dans le développement ci-dessus:
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
||
![]() |
![]() |
Finalement,
, ce qui prouve que
atteint son maximum en
. Poursuivons encore le calcul précédent:
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() ![]() |
||
![]() |
![]() ![]() |
En réinjectant la dernière égalité dans (3.14), nous obtenons finalement:
![]() |
(3.15) |
La distribution de probabilité est donc approximativement une gaussienne centrée sur
et d'écart quadratique moyen
. Déterminons à présent l'amplitude relative des fluctuations de
autour de sa valeur la plus probable
:
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
||
![]() |
![]() |
![]() |
(3.16) |
Ainsi, même dans le cas limite où
- cas de la situation canonique - nous avons encore
, avec
de l'ordre de
.
Conséquence: l'amplitude relative des fluctuations de autour de
est tellement faible devant 1 que nous pouvons assimiler la distribution de probabilité
à un pic de Dirac centré sur
, aussi valeur moyenne de
. En d'autres termes, notre gaussienne est si étroite que
est la seule valeur possible pour
, de même
pour
. Ce sont du moins les valeurs obtenues lorsque l'équilibre thermique entre les deux sous-systèmes est de nouveau atteint. D'un point de vue plus physique, les deux sous-systèmes ont ainsi échangé de l'énergie jusqu'à équilibrer leur température: le sous-système ayant initialement la température la plus élevée a perdu de l'énergie au profit de l'autre sous-système qui a donc vu sa température augmenter.