Il s'agit de l'une des premières expériences non interpréables par la mécanique classique et les équations de Maxwell. Nous considérons ici un corps noir comme analogue à l'intérieur d'un four que l'on perce d'un trou afin de mesurer la densité spectrale régnant à l'intérieur. On l'appelle ainsi car si une onde électromagnétique parvient à pénétrer à l'intérieur du corps noir, elle possède alors une probabilité relativement faible d'en sortir après absorption et réémission par les parois métalliques du corps.
Nous nous intéressons ainsi au champ électromagnétique (photons) régnant au sein de l'enceinte, dans la mesure où une telle onde va subir absorptions puis émissions successives par les particules des parois, modélisables par des dipoles oscillants. Par conséquent, on peut assimiler l'intérieur du corps noir à un gaz de photons en situation canonique, car en contact thermique avec les parois métalliques de l'enceinte, qui jouent donc le rôle de thermostat pour les photons. En réalité, nous verrons que ces photons sont des bosons particuliers, en raison de leur spin, du fait que leur nombre ne se conserve pas à cause des interactions avec les parois du corps noir et enfin en raison de l'annulation de leur potentiel chimique.